Bernard Lavilliers, Eddy Mitchell et Moriarty

Je sens bien que je commence à vous les briser menu, avec mes articles sur Lightroom. Oui, mais bon, ils parlent photo et Mac, donc deux thèmes qui sont en exergue de ce site. Alors bon, je peux m’étendre un peu, non?

Bon… on va pauser en ce milieu de semaine tout de même, et parler de musique.

Tout l’été, la francophonie et ses radios ont fait la fête à Bernard Lavilliers.

Même si je ne suis pas du tout convaincu par le montage tendu et dans tous les sens de ces 9 épisodes (pourquoi par exemple dire, 5 minutes après qu’une personne interviewée a parlé, de qui il s’agit par exemple?), j’ai apprécié d’écouter, entre autres choses, Lavilliers parler de son futur disque, arrivé dans les bacs et sur nos plateformes musicales de référence début octobre.

Bernard Lavilliers a toujours été quelque part présent dans ma vie, même si je l’ai un tout petit peu moins suivi dans le début des années 2’000.

J’avais parlé il y a pratiquement trois ans de ce sublime album, AccoustiQue.

Une pure merveille que vous ne devez rater sous aucun prétexte, si vous êtes un tout petit peu amateur de chanson française.

Le nouvel album est donc sorti, c’est 5 minutes au paradis.

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Je ne vais pas trop en dire ici, parce que nous allons l’écouter en décembre au Métropole, à Lausanne, et j’imagine bien que j’aurai des choses à dire sur ce concert.

Sachez simplement que ce disque est étonnant.

Il allie certains arrangements de type variété française de l’époque, avec des orchestres à cordes lyriques, un peu comme dans les années 60 et 70 avec des musiques sud-américaines telles qu’il les apprécie tellement.

Il me fait penser parfois à Jean Ferrat, Lavilliers.

Cette manière de dire des textes splendides, les siens, mais aussi ce poème magnifique de Pierre Seghers, écrit en 1957, pendant la guerre d’Algérie, et qui vous en fout plein la tronche dès la première chanson, mais toujours engagés, avec une voix qui a de l’or dedans…

Et puis, ce tube, cette Croisière méditerranéenne qui parle de tous ces immigrés morts noyés avec leurs espoirs lors de traversées désespérées, avec un accompagnement résolument provocateur évoquant justement ces croisières que beaucoup d’entre nous ont entreprises par simple envie de nous reposer.

Un disque réussi, et purée, Bernard Lavilliers n’a pas pris une ride.

Un deuxième album sorti vendredi, donc tout frais: La même tribu, d’Eddy Mitchell.

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J’adore Eddy Mitchell, je l’ai vu trois fois, je crois.

Bon… en concert, c’est super professionnel, même si je ne comprends presque pas un mot de ce qu’il chante. Ça fait partie du charme du personnage qui mâche ses mots (contrairement à Camille) me direz-vous.

Là, ce Même tribu (volume 1) est une pure merveille de prise de son au point qu’on peut le choisir sans problème pour faire une démonstration de chaîne hi-fi.

Ce sont donc des reprises dont il s’agit, qu’il chante avec les artistes suivants, excusez du peu et excusez le copier-coller de la liste reprise sur Qobuz: Johnny Hallyday, Laurent Voulzy, Pascal Obispo, Alain Souchon, Julien Clerc, Arno, Renaud, Christophe, Sanseverino, Maxime Le Forestier, Michel Jonasz, Arno, Calogero, les Brigitte, Thomas Dutronc, William Sheller, Keren Ann, Ibrahim Maalouf, Laurent Gerra et Jacques Dutronc.

Ils sont tous très bons, même étonnamment Renaud, qui n’a jamais chanté aussi juste, même quand il allait bien.

Je soupçonne tout de même les logiciels de traitement de la voix d’y être pour quelque chose, ce n’est juste pas possible autrement.

C’est un disque absolument parfait, du pur bonheur intégral en plaque de 10 kilos.

Qu’est-ce qu’il est bon ce type!

Si vous ne connaissez pas Eddy Mitchell, commencez par ce disque, vous y découvrirez des versions phénoménales de beaucoup de ses plus grands succès.

Pas tous hein, parce que vous avez lu: c’est le volume 1! Vivement le suivant, mais pas tout de suite, qu’on puisse déjà bien déguster celui-là tranquillement.

Ah, dernière chose, le livret du disque avec le portrait dessiné dans le style de la jaquette de tous les chanteurs participant à l’album est très réussi, avec des photos de travail et visiblement de réflexion qui nous mettent bien dans l’ambiance.

Dernier disque que je vais évoquer rapidement que j’ai découvert mardi, parce que juste sorti lui aussi vendredi: Echoes From The Borderline – Live Recordings & Auto-

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J’avais vu Moriarty lors de mon premier Rock’n Poche, le 2 août 2008 et j’avais été sous le charme, épaté par la voix de Rosemary Standley et par ses musiciens.

J’avais pourtant plus de peine avec leurs albums, ne retrouvant pas le plaisir que j’avais eu à les voir sur scène.

Eh bien, ce nouvel opus, enregistré en public, est simplement un monstrueux plaisir retrouvé.

Tout acoustique, il y a toute l’Amérique dans ce disque, alors que le groupe est principalement français, son rock, son blues, son folk.

C’est super, c’est sobre, ça vit, c’est beau.

Je vais faire ici un message personnel: Caplan, toi qui aimes certains rocks des années 60, tu devrais prendre le temps d’écouter.

Parce que oui, Moriarty, c’est vraiment bonnard.